Ce qui me voit
- Noor B

- 17 oct. 2025
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Je suis appelée humaine,
parce que le souffle habite un corps.
Mais ce corps n’est qu’un manteau d’étoiles,

une forme passagère,
un contour sur l’écran du rêve.
En moi,
quelque chose regarde,
sans nom, sans âge, sans poids.
Ce n’est pas moi qui vois,
c’est Ce qui me voit —
et ce Ce n’a pas de bord.
Il n’est ni dans la tête,
ni dans le cœur,
ni dans le temps.
Il est avant toute question,
et pourtant, il est la réponse.
Quand je me tais,
il parle.
Quand je me retire,
il resplendit.
Quand je meurs à tout,
il est là — intact, vivant, éternel.
Et ce mystère,
n’est pas à comprendre,
mais à être.


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