Les poupées russes : comprendre la conscience sans renier aucune dimension
- Noor B

- 27 déc. 2025
- 1 min de lecture
Depuis longtemps, la spiritualité souffre d’un malentendu :

certains enseignements poussent à nier l’histoire personnelle, à éviter les blessures, à dissoudre trop vite le personnage… et cela crée de la confusion, de la culpabilité et de la honte chez ceux qui n’y arrivent pas.
Mais en réalité, l’être humain n’est pas à renier.
Il est à déployer.
Nous sommes comme des poupées russes.
Chaque poupée représente une dimension de notre être :
le corps, les émotions, les mémoires, les traumas, l’énergie, l’âme, l’espace subtil… Toutes sont vraies. Toutes existent.
Lorsque la vie nous invite à “ouvrir” une poupée,
ce n’est pas pour la jeter ou la condamner.
C’est pour la traverser.
Pour comprendre ce qu’elle porte.
Pour laisser tomber ce qui n’appartient plus et retrouver l’espace clair en dessous.
Puis, poupée après poupée, la conscience s’approche du centre.
De la dernière, la plus petite, celle qui ne s’ouvre plus.
Cette dernière poupée, c’est l’Essence.
Indivisible. Intacte.
Jamais touchée par les blessures, jamais atteinte par l’histoire.
C’est elle que nous cherchons sans le savoir.
Non pas pour nous couper du monde, mais pour l’habiter depuis la clarté.
L’éveil n’est pas une négation du vécu humain.
C’est l’inclusion totale de toutes les poupées, jusqu’à celle qui ne bouge plus.
Et lorsque cette reconnaissance advient,
alors quelque chose se détend définitivement :
on n’essaie plus d’être quelqu’un.
On n’essaie plus de s’enfuir de soi.
On retourne au centre.
Là où la dernière poupée demeure : simple, nue, indestructible.


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