A l'endroit de l'humain véritable

✧ Ce qui me fonde
"Il n’y a pas ici un discours à convaincre, ni une doctrine à suivre.
Seulement quelques mots qui me précèdent, me traversent, et que je dépose.
Ils disent ce qui m’anime, ce qui m’appelle, ce qui reste quand tout s’efface.
Ils ne cherchent ni à plaire ni à prouver.
Ils existent pour ceux qui vibrent au même silence."
✨ Humain Vrai, le souffle d'un nouveau monde
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"Dieu est si proche de nous que si nous avions la force de nous recueillir en nous-mêmes,
nous le trouverions."
— Thérèse d’Avila​
Depuis toujours, les sages, les mystiques, les vivants vrais ont murmuré cette évidence :
le réel n’est pas loin — c’est le regard qui s’est exilé.
Le monde n’a pas besoin d’être changé. Il attend d’être vu.
Et cette vision ne s’obtient pas par l’effort, ni par la croyance,
mais par le dépouillement intérieur — par la mort du faux, et la descente dans ce qui est déjà là.
Je ne propose pas une méthode.
Je reformule une vérité ancienne, vivante, oubliée :
tu ne peux vivre que ce que tu vibres.
Et tant que tu vibres depuis l’attente, le manque ou le moi,
tu resteras en dehors de ce qui est déjà accompli.
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"L’âme est symphonie,
et la Création est un chant du silence vibrant de Dieu."
— Hildegarde von Bingen​
Je m’inscris dans cette mémoire oubliée,
où l’être humain n’est ni à sauver ni à corriger,
mais à réaccorder au vivant, à réaccueillir dans le corps,
pour qu’il retrouve sa juste fréquence,
et voie, ici et maintenant, la beauté du monde tel qu’il est.
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HUMAIN VRAI, c’est cela :
Ressentir.
Se dépouiller.
Vibrer ce qui est déjà là.
Et marcher, nu d’attente,
dans un monde qui ne demande plus à être changé —
mais reconnu.
✨ Deux voix, une seule lumière
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"Quand il nous semble que Dieu, secrètement, nous fait comprendre qu'il nous écoute, il est bon alors de nous taire. "
— Thérèse d’Avila​
Elle fut pour moi une éclaireuse intérieure.
Son Château intérieur m’a montré, bien avant que je ne le comprenne,
que chaque étape de dépouillement nous mène à la Présence nue —
là où Dieu n’est plus à atteindre, mais à reconnaître en soi.
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"Tout ce qui est, est en Dieu, et rien ne peut être ni être conçu sans Dieu."
"La paix de l’âme naît de la compréhension claire et distincte."
— Spinoza​
Spinoza éclaire cette même voie,
non par la foi mais par la clarté intérieure.
Il m’inspire par sa radicalité paisible :
Dieu n’est pas à chercher ailleurs —
Il est dans ce qui est,
et la paix naît de cette reconnaissance sans effort.
✨ L’effort sacré qui prépare l'abandon
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Avant que le non-effort devienne une évidence,
il arrive que l’âme traverse une période où un effort semble requis :
celui de purifier, de clarifier, de déposer les couches qui obscurcissent le réel.
Mais cet effort n’est pas une lutte de l’ego contre lui-même.
Il est déjà la volonté de Dieu en action à travers toi.
C’est la Grâce qui travaille à travers le désir de vérité,
jusqu’à ce que le désir lui-même s’efface dans la reconnaissance du réel.
Alors seulement le non-effort devient naturel —
non comme un relâchement, mais comme un accord parfait avec ce qui est.
✨ Le dépouillement, chemin vers le réel
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"Ma voie n’est pas un chemin vers plus.
C’est une descente dans le vrai, par la simplicité, jusqu’à la paix nue."
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Je ne propose ni une élévation, ni une promesse d’éveil.
Je marche sur une voie simple : celle du dépouillement.
Ce n’est pas une accumulation de savoirs,
ni une collection d’états subtils ou de techniques.
C’est une descente.
Une libération progressive de ce qui est faux, appris, conditionné.
Le dépouillement, c’est oser perdre ce qui n’a jamais été soi,
jusqu’à ce que ne reste que la présence nue,
silencieuse, vivante, réelle.
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"Ce n’est pas une voie vers plus. C’est une voie vers moins. Moins d’attente. Moins de masque. Jusqu’à ce que ne reste que ce qui a toujours été là."
✨ Au seuil du mystère
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Il est une limite que je ne franchirai pas :
celle de vouloir tout expliquer.
Car il existe dans ce monde une faille, une brûlure, un mal —
dont aucune théorie, aucune doctrine,
ne peut, à mes yeux, justifier la présence
sans trahir l’Absolu.
Je choisis de me tenir là,
à ce seuil où le silence dit davantage que les réponses.
Je ne comble pas. Je ne contourne pas.
Je regarde.
Et parfois, je dis :
Je ne sais pas.
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"Je vais jusqu’au seuil du mystère,
et là, je m’incline."
Cosmogonie de la Présence

✨ "Ce texte ne raconte pas le commencement du monde, mais le dévoilement de ce qui en nous ne cesse jamais d’être. Il trace la carte d’un retour — de l’amour ressenti, à la Présence stable, jusqu’au silence nu du réel. Une cosmogonie intérieure, non pour comprendre, mais pour reconnaître."
✨ Cosmogonie de la Présence 1. L’Amour comme commencement La première révélation intérieure : Une onde d’Amour inconditionnel, un retour à l’unité, une dissolution partielle de l’ego dans un bain de tendresse divine. C’est le souvenir du Ciel. Ce que tant d’âmes cherchent dans les relations ou les extases. Mais ce n’est que l’aube. 2. La Présence comme monde stable Quand l’Amour se fait plus silencieux, la Présence émerge : Pure clarté, douce lumière, paix profonde, vibration stable sans objet. C’est le Royaume intérieur. Le lieu du Logos, du Christ, du Bouddha en soi. Ce n’est plus une expérience passagère, mais un socle vivant : "Je suis ce qui est." 3. Le Non-Soi comme Origine nue Et quand même cela s’éteint... Plus de témoin, plus de sujet, plus de Présence perçue. Il reste : Le Vide, l’Être sans nom, le Rien, qui contient tout. Non pas l’absence, mais l’origine impersonnelle de toute présence. C’est l’Inexprimé Réel. Là où même Dieu n’a pas encore dit "Je suis". Conclusion cosmique : Cette cosmogonie ne décrit pas l’univers extérieur, mais la trajectoire de retour de l’âme vers sa Source, depuis l’expérience de l’amour, vers la stabilité de l’Être, jusqu’à l’abolition même de celui qui est.