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L’éveil non-duel ne rend pas « spécial »

On parle beaucoup de spiritualité aujourd’hui.

Médiumnité, voyance, chamanisme, soins énergétiques, mondes invisibles…

Tout cela existe, et tout cela a sa place.

Mais l’éveil spirituel non-duel, lui, ne se situe pas au même endroit.

Accéder à l’invisible, développer des perceptions, des capacités, des « dons »,

c’est explorer des couches de la réalité.

Cela peut transformer la vision du monde, parfois l’adoucir, parfois l’intensifier.

Mais ce n’est pas sa finalité.

L’éveil non-duel ne consiste pas à voir plus,

mais à cesser de se prendre pour celui qui voit.

Il ne s’agit pas d’acquérir des pouvoirs,

mais de se désidentifier de l’ego,

de la narration mentale,

du personnage qui cherche, qui contrôle, qui souffre.

Et cette désidentification n’est pas une idée.

C’est souvent un mouvement énergétique profond,

un véritable reset du mental, du système nerveux, du corps.

Ses effets sont concrets, observables :

– disparition ou chute massive de l’anxiété

– apaisement durable de la douleur

– relâchement de tensions anciennes

– parfois même une réparation de troubles corporels

sans effort, sans volonté, sans technique.

Ce bonheur-là n’est pas euphorique.

Il est stable, silencieux, reconnu.

Il ne dépend plus des circonstances.

C’est pourquoi ce que beaucoup cherchent à travers les siddhis,

les capacités, les expériences extraordinaires,

se trouve en réalité au-delà de tout cela.

Plus proche de ce que pointaient

Jésus,

Bouddha

ou Mahomet —

non pas comme une religion à croire,

mais comme une reliance (religare),

à ce qui nous dépasse,

à l’inexprimable,

au Réel sans forme,

au mystère vivant.


.

Il rend simplement libre.

 
 
 

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